La pluie est venue animer la finale des qualifications pour offrir une fin séance haletante.
La première mission de chacun lors des qualifications est de s’extraire de sa poule qualificative. Pour cela, pas de secret : il faut être l’un des quatre pilotes les plus rapides d’un groupe de sept monoplaces.

C’est Craig Dolby qui impose le rythme dans le Groupe A avec la monoplace anglaise, en tournant en 1’19’’164 sec. Il devance Robert Doornbos (Japon), Neel Jani, qui représente les couleurs locales avec la machine Belgique – RSC Anderlecht, et Chris Van der Drift (Nouvelle-Zélande). Ce quatuor de tête se tient en 0'371 sec. Derrière, déception pour Duncan Tappy, qui ne prend que le sixième chrono, derrière Max Wissel (Corée du Sud), qui reconnaît avoir manqué un passage de vitesse. Le jeune débutant Russe Mikhail Aleshin part de son côté en tête-à-queue au freinage de la chicane dans sa dernière tentative d’amélioration. Les belles promesses des essais libres n’ont pas été tenues en qualifications.
Dans le Groupe B, Tristan Gommendy, qui avait signé la pole lors de la première manche de la saison avec la monoplace France – Girondins de Bordeaux, a de hautes ambitions. Malheureusement, les choses ne se passent pas comme souhaité et c’est un manque fondamental de rythme qui le fait échouer en dernière position du groupe, mené par John Martin (Australie), qui avec son 1’18'939 sec devance Yelmer Buurman (Pays-Bas/PSV Eindhoven) de seulement 0'010 sec ! Le Belge Frédéric Vervisch prend le troisième chrono avec la machine du Luxembourg, tandis que le dernier qualifié pour les duels des quarts de finale est Andy Soucek (Espagne – Atletico Madrid). Déception pour Antonio Pizzonia (Brésil), qui ne signe que le sixième chrono. L’ex-pilote F1 avait été l’un des grands animateurs du premier rendez-vous de la saison, aux Pays-Bas.
Les quarts de finale voient John Martin, auteur du meilleur temps du Groupe 2, s’incliner face à Van der Drift, à cause d’une erreur dans le dernier secteur. Déçu mais philosophe, l’Australien sait cependant qu’il bénéficiera d’une machine rapide demain en course. Jani apparaît très solide face à Buurman, tandis que Dolby se sauve de justesse contre Soucek après avoir commis une erreur dans le premier secteur. Vervish continue sur sa lancée devant son public en battant Doornbos.
Quarts de finale – Van der Drift ( Nouvelle-Zélande) bat Martin (Australie)
Quarts de finale – Vervisch (Luxembourg) bat Doornbos (Japon)
Quarts de finale – Jani (Belgique – Anderlecht) bat Buurman (Pays-Bas / PSV Eindhoven)
Quarts de finale – Dolby (Angleterre) bat Soucek (Espagne – Atletico Madrid)
En demi-finale, Chris Van der Drift s’impose avec autorité dans un superbe tour avec 0’7 sec d’avance sur Vervish. Dolby ne commence pas au mieux son duel face à Jani en calant à la sortie des stands. Il est ensuite dominé sur les deux premiers secteurs mais remet les pendules à l’heure avec un superbe troisième partiel et se qualifie en finale.
Demi-Finale: Van der Drift (Nouvelle-Zélande) bat Vervisch (Luxembourg)
Demi-Finale: Dolby (Angleterre) bat Jani ( Belgique – RSC Anderlecht )
En finale, une affiche que l’on pourrait appeler un classique en Superleague Formula oppose deux des meilleurs qualifieurs du plateau, et la pluie s’invite pour animer un dernier tour qui s’annonce palpitant. Il va falloir appréhender le niveau de grip en un temps record. Le poleman aura aujourd’hui la particularité de tourner moins vite que les pilotes non-qualifiés en finale ! C’est Dolby qui prend d’emblée le dessus sur un Van der Drift qui roule sur des œufs. Après avoir concédé beaucoup de temps dans le premier secteur, le néo-zélandais manque un freinage et offre la pole son rival anglais.
Finale: Dolby (Angleterre) bat Van der Drift (Nouvelle Zélande).
Avec la machine française, Tristan Gommendy partira depuis la 13ème position.
Craig Dolby, pole position: «J’ai juste gardé mes esprits. Cette super finale était incroyable ! C’était tellement glissant. On m’a dit dans la radio que Chris avait perdu beaucoup de temps dans le premier secteur et j’ai donc pris le minimum de risques. Il est ensuite sorti, et je n’ai plus eu qu’à ramener la voiture jusqu’à la ligne d’arrivée. C’est une belle opportunité pour demain».
Chris Van der Drift, 2ème: «Quand vous ne savez pas trop combien de pluie tombe comme ça, c’est difficile d’aller sur les freins, et j’ai bloqué les roues ; ça m’a fait tirer tout droit, mais ce n’est pas grave ! Nous partons de la première ligne, et c’est un super résultat».
Frédéric Vervisch, 4ème:«Ce n’est pas mon meilleur départ en Superleague, mais je suis raisonnablement content. J’aurais ceci dit aimé mieux progresser durant la séance mais cela offre de belles opportunités pour la première course de demain».
Yelmer Buurman, 6ème: «Ce n’est pas mal comme résultat. J’ai perdu du temps dans le virage 4 en cafouillant sur un passage de vitesse et c’est dommage car j’ai de la vitesse. La voiture est bonne. Il pourrait pleuvoir demain donc tout peut arriver»!
Andy Soucek, 7ème:«Je m’attendais à ce que mon rival soit rapide, mais pas à être si lent moi-même ! Ce n’est pas un des pires tours que j’ai fait à Zolder, donc c’est un peu perturbant comme résultat. Je ne vais pas changer grand-chose sur la voiture et essayer de faire de mon mieux en course demain et de courir intelligemment».
John Martin, 8ème: «Je n’ai pas assuré ! J’ai poussé fort et perdu du temps : trois dixièmes dans le dernier secteur. Je suis désolé pour l’équipe. Malgré tout, nous avons une voiture rapide et devrions faire de belles courses demain».
Antonio Pizzonia; 11ème: «Nous avons des problèmes depuis hier, et avons essayé de modifier la voiture pour les qualifications, mais ne savions par conséquent pas à quoi nous attendre». J’ai eu du trafic sur les deux premiers tours lancés et ai ensuite perdu l’efficacité des pneus. De là, difficile de faire quelque chose de mieux».